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L'histoire d'Achères depuis le paléolithique
L'histoire de la commune d'Achères est intimement liée à son environnement géographique et géologique.
Située dans une large plaine bordée par la Seine, la quasi-totalité du territoire est assise sur des alluvions quaternaires essentiellement composés de graviers et de sables, recouverts par endroit d'une épaisse couche de terre très fertile. Cette qualité du sol, liée à la proximité immédiate de l'eau, ont favorisé très tôt le développement de l'agriculture et l'implantation de groupes humains.
Les premières traces d'une occupation du méandre d'Achères remontent au paléolithique : des silex de cette époque reculée y auraient été découverts à la fin du XXème siècle dans les sablières des bords de Seine, ainsi que d'autres plus récents attribuables au néolithique.
En 2003, toujours aux abords de la station Seine-Aval, furent mis à jour sur plus de 12 hectares des trous de poteaux, des fosses d’extraction d’argile, de construction ou de dépôts de déchets qui attestent une occupation extrêmement importante sur plusieurs siècles entre 3500 et 3000 av. JC. S’agissait-il d’un village ou de deux voire trois s’étant succédé ? Un site néolithique de cette importance est considéré comme particulièrement rare.
En 1994, une extension de la station d'épuration permit la découverte de structures liées à la fin de l'âge du bronze ou au début de l'âge du fer : il s'agit essentiellement de fosses de formes diverses ou de trous destinés au calage de poteaux en bois, qu'il faut sans doute mettre en rapport avec un site d'habitat ou d'exploitation agricole.
Bien que très lacunaires, ces découvertes nous rappellent que la plaine de Seine fut occupée à la période gauloise, comme en témoignent notamment les nombreux vestiges mis au jour il y a quelques années sur la rive opposée à Herblay.
Durant l'antiquité, la plaine d'Achères fut peut-être occupée par un établissement rural gallo-romain à l’emplacement de la chapelle détruite de Garennes (voir ci-après), mais les seuls témoignages qui nous en sont parvenus consistent en quelques tessons et autres fragments de tuiles, trop insuffisants pour conclure à la présence d'un habitat.
A proximité de l’actuelle ferme de Garennes, une nécropole mérovingienne fut partiellement fouillée en 1888 et 1889 par M. Guégan. Celui-ci découvrit plusieurs sépultures en pleine terre ou en sarcophages de plâtre, ainsi que quelques stèles à motifs chrétiens attribuables a priori au VIème siècle. En 1974 et 1975, de nouveaux sondages eurent lieu à l’emplacement de la nécropole, en corollaire à une extension de la station d'épuration. De nouvelles tombes furent mises au jour ainsi que les fondations de la chapelle dite de Saint-Michel, probablement dédiée primitivement à l'ancien évêque de Reims Saint-Rémy (voir ci-après). Il ne reste plus rien aujourd'hui de ce site archéologique fort intéressant dont l’emplacement a été totalement détruit par les pelles mécaniques.
D’autres sarcophages de pierre furent mis au jour en 1933 lors de travaux rue Paquet, puis en 1974 lors de la construction de l’actuel bureau de poste. Bien que ces découvertes n’aient pas fait à l'époque l'objet d'une minutieuse attention, celles-ci laissent à penser qu'un second cimetière du haut moyen-âge ait pu exister sur le territoire d'Achères, confirmant ainsi une origine ancienne du village.
