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Les quatre Achérois du 9e régiment de Hussards (3/3)

Mémoire - 9e hussard

Epilogue de la série sur le destin des quatre Achérois appartenant au 9e régiment de hussards. Du fait de son nom et de son grade de colonel, Louis-Pierre-Alphonse de Colbert (sa famille est affiliée à celle du ministre de Louis XIV, Jean-Baptiste Colbert) a laissé une trace dans l'histoire plus facile à retrouver que celle de ses camarades le maréchal des logis Jean Léonard et les 2e classes Jean-Pierre Dumont et Jean-Pierre Vicq.

Entre la politique impériale et les mouvements de troupe, le 9e régiment de hussards se scinda alors en deux, donnant le 9e régiment qui rejoignit la France (puis la Russie), et le 9e régiment bis, devenu le 12e, qui resta en Espagne.
Les quatre Achérois furent séparés, car, seule certitude dont nous disposons, le colonel de Colbert ne participa pas à la meurtrière campagne de Russie, contrairement au hussard Jean-Pierre Dumont.

Des hommes d'honneur

La férocité des combats n’a bien sûr pas épargné nos quatre amis Achérois.
Colbert rentre en France début 1814 et sa brillante conduite sous les murs de Lyon contre l’armée autrichienne (11, 18 et 20 mars) lui vaut le brevet de général de brigade le 3 avril 1814. Confirmé à ce grade par Louis XVIII, le roi le fait chevalier de Saint-Louis et officier de la Légion d’honneur le 28 septembre de cette même année. Le 6 mars 1815, il est appelé au commandement d’une brigade pour arrêter la marche de l’Empereur : il suit les troupes et se range sous le drapeau que Napoléon ramène de l’île d’Elbe. Le 31 mars, il intègre l’armée du Nord. La seconde Restauration ne lui en tint pas rigueur et le ministre de la guerre le désigne adjoint à l’inspection générale de la cavalerie stationnée à Nantes (1818). Le 17 novembre 1824, il est nommé membre de la commission de défense du royaume tout en continuant ses fonctions. Au moment des événements de 1830, le général Colbert commandait la 3e subdivision de la 8e division (Var). Envoyé dans le Gard en mars 1831, il reçut la croix de commandant de la Légion d’honneur. Il commandait le département de l’Hérault depuis le 29 juin 1835, lorsque le roi le nomma lieutenant-général, et le plaça, le 18 mai 1838, à la tête de la 13e division militaire.

Quid de la fin de leur aventure?

Charge des hussards

Si le colonel de Colbert s’est chaque fois remis de ses nombreuses blessures pour mourir dans l’exercice de son commandement en 1843 à Rennes, général commandant la XIIIe région militaire (son nom est gravé sur l’Arc-De-Triomphe de l’Étoile, côté Ouest), Jean-Pierre Dumont disparaît dans la tourmente de la campagne de Russie. Son compagnon d’incorporation Jean-Pierre Vicq blessé, dut subir l’amputation des deux jambes. Il achèvera son existence à l’Hôtel des Invalides à Paris. Le maréchal des logis Jean Léonard eut plus de chance, revenant indemne de ses combats. Après l’Empire, il entra dans la gendarmerie comme maréchal des logis et fut affecté à Trévoux dans le département de l'Ain.

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